80 personnes tuées: les Ong burundaises dénoncent des violations des droits de l’homme

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Les organisations de la société civile burundaise dénoncent des cas de violation des droits de l’Homme au Burundi. Elles sollicitent l’implication de l’Organisation des Nations Unies pour faire la lumière sur cette situation.

Deux mois après l’investiture d’Évariste Ndahishimiye comme président du Burundi, la certitude du changement sur les questions des droits de l’homme semble s’éloigner. En deux mois, 80 personnes ont été tuées, selon le bilan dressé par 40 organisations de la Société civile de ce pays. Anschaire Nikoyagize, président de la Ligue Iteka, est l’un des signataires de la lettre que ces organisations ont remise au conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève le 21 août 2020.

Pour ces organisations, le régime en place est accusé de meurtre, d’arrestation et détention arbitraire des prisonniers d’opinions. Selon elles, il faut renouveler des enquêteurs au Burundi, qui, permettront d’établir les responsabilités dans les cas de violation des droits de l’Homme.

«Cette commission de l’ONU est le seul mécanisme indépendant ayant pour mandat de documenter les violations des droits humains, y compris sur leur étendue et sur le point de savoir si elles constituent des crimes de droit international. Elle est par ailleurs le seul organe doté de ressources et d’expérience suffisantes pour le faire», a déclaré Anschaire Nikoyagize, président de la Ligue Iteka.

Le président Évariste Ndahishimiye avait promis, dans son discours d’investiture, que le respect de droits de l’homme est sa priorité. Visiblement cela n’est pas le cas selon les organisations locales des droits de l’homme. Le 10 août 2020 dernier, trois personnes ont été condamnées, à Kayanza, dans la partie Nord, à 30 ans de réclusion pour «attentat et complot contre le chef de l’État».

La dénonciation de ces 40 organisations de la Société civile intervient après l’alerte de Human Rights Watch, appelant Évariste Ndahishimiye à prendre des mesures concrètes et urgentes pour «protéger pleinement les droits de chacun à la liberté d’expression et d’association».

Inès Kayakumba

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