Vendredi 1er avril, au moins 203 militants de groupes armés terroristes ont été tués dans une opération militaire du mercredi 23 au jeudi 31 mars, qui s’est déroulée à Moura, région située dans le centre du Mali. Selon l’armée malienne, une cinquantaine de terroristes ont été arrêtés et de grandes quantités d’armes ont été saisies.
« Les FAMa ont procédé ensuite aux nettoyages systématiques de toute la zone. Après les premières auditions effectuées par la gendarmerie, des personnes interpellées, elles ont été transférées au pôle judiciaire spécialisé. Ce dernier est chargé de l’instruction des affaires de terrorisme », a déclaré le colonel Mariam Sagara, porte-parole des forces armées maliennes, dans un communiqué.
Des opérations de fouilles et de sécurisation se poursuivent dans le secteur, a-t-elle assuré. « Une mission d’action civile militaire se rendra dans la localité de Moura les jours à venir », rapporte le communiqué.
Dans sa déclaration, l’armée malienne invite les populations à la retenue contre les spéculations diffamatoires à l’encontre des FAMa. Et au respect de la mémoire des éléments des forces de défense et de sécurité de même que toutes les victimes civiles du terrorisme.
Depuis 2012, le Mali lutte pour contenir une insurrection djihadiste, avant de se propager au Burkina Faso et au Niger voisins. Le pays a connu une augmentation apparente de la violence ces dernières semaines. L’armée malienne est souvent accusée d’avoir commis des exactions sur les civils lors des opérations antiterroristes. Des milliers de personnes fuient les combats dans le pays sont arrivées au Niger, selon l’Onu.
Ali Maliki

