Lundi 18 avril, des dizaines de réfugiés africains ont réclamé d’être évacués vers d’autres pays. Ils ont manifesté pour le troisième jour consécutif à un sit-in devant le bureau du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à Tunis, capitale tunisienne.
« Nous avons besoin d’être évacués », peut-on lire sur un calicot qu’ils ont accroché à l’entrée du bâtiment.
Munis de couvertures, les réfugiés, parmi lesquels figurent de nombreuses femmes et enfants. Ils passent la nuit sur des cartons étalés à même le sol au milieu de valises contenant leurs affaires personnelles, selon l’AFP.
« Nous réclamons le respect de nos droits élémentaires. Nous voulons être évacués vers n’importe quel autre pays qui respecte les droits humains et la dignité humaine », a déclaré Saleh Saeed, un Soudanais de 24 ans originaire du Darfour et bloqué en Tunisie depuis quatre ans.
Des migrants et des réfugiés originaires notamment d’Afrique subsaharienne se trouvant en Tunisie se plaignent régulièrement d’être victimes de violences verbales et physiques dans ce pays.
La majorité de ces migrants ont été secourus au large de la Tunisie après le chavirage des embarcations. Les réfugiés tentent de rallier le continent européen clandestinement.
Selon des statistiques du Forum tunisien des droits économiques et sociaux, les garde-côtes tunisiens ont intercepté 25.657 migrants qui tentaient la traversée de la Méditerranée en 2021, près du double par rapport à l’année précédente.
AFP/Sahutiafrica

