Trois anciennes écolières de Chibok ont été sauvées, après huit ans de captivité du groupe terroriste de Boko Haram lors d’une opération militaire dans le nord-est du Nigeria. C’est ce qu’a rapporté l’armée nigériane vendredi 29 juillet.
Chacune des deux filles, Kauna Luka âgée de 25 ans et Ruth Bitrus âgée de 24 ans ont un enfant, tandis que Hanatu Musa, âgée de 26 ans, a deux enfants. Traumatisées, les filles ont félicité l’armée pour les avoir sauvées des mains de leurs captifs.
« À la suite d’opérations soutenues par leurs propres troupes, de nombreux terroristes dont les camps et les enclaves ont été détruits au cours des récentes opérations de déminage ont continué à se déplacer d’une enclave à une autre à la recherche d’alternatives des cachettes et des abris temporaires à travers le théâtre », a dit le général Christopher Musa, commandant de l’opération interarmées de la région à la presse locale.
Il souligne que l’armée nigériane exécute un étranglement économique efficace des terroristes. « Les troupes ont intensifié leurs efforts pour intercepter les fournisseurs logistiques des terroristes présumés afin de priver les terroristes d’une logistique vitale », a-t-il ajouté.
L’armée affirme que toutes les filles et leurs enfants ont subi un examen médical et un traitement approprié, avant de les remettre au gouvernement qui va les réunir ensuite avec leurs parents.
En 2014, plus de 200 jeunes écolières âgées de 12 à 17 ans, ont été kidnappées de leur pensionnat de Chibok, dans le nord-est du Nigeria. Cette affaire avait provoqué une campagne mondiale baptisée « Bring Back Our Girls » (Ramener Nos Filles).
Beaucoup d’entre elles ont été mariées de force à des combattants djihadistes. Ce mois-ci, trois autres filles de Chibok après leur fuite dans des principaux repaires des djihadistes.
Ali Maliki

