A Goma, Est de la RDC, une synergie des mouvements citoyens et organisations de jeunes a annoncé des journées de ville morte ce samedi 30 juillet et une marche populaire contre la présence de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco) dans le pays.
Mais le gouverneur militaire avait interdit toute marche populaire et des attaques au personnel et aux agents de Nations unies dans la province du Nord-Kivu.
Ces organisations appellent la population à s’impliquer pour se libérer de cette mission onusienne. « Nous restons dans nos maisons pour refuser que la Monusco continue à rester dans notre pays », a souligné le communiqué.
Elles soulignent qu’aucune voiture de la Monusco ne peut circuler dans la ville de Goma jusqu’à ce qu’elle parte. Et que ces activités seront maintenues jusqu’au départ certain de cette mission onusienne dans le pays.
Vendredi 29 juillet, une délégation du gouvernement congolais a été déployée à Goma dans un cadre de contact et de sensibilisation pour ramener la paix dans cette région.
« Nous sommes arrivés ici à Goma pour prendre contact avec notre population afin de sensibiliser tout le monde et voir dans quelle mesure cette partie de notre territoire national plongée depuis des dizaines d’années dans une situation catastrophique ne puisse pas continuer à souffrir », a précisé Daniel Aselo, ministre congolais de l’intérieur.
Le bilan de deux jours de manifestations contre la présence de la mission de l’ONU, en RDC, s’élève à plus de vingt morts, dont trois Casques bleus et une dizaine de civils. Et des enquêtes ont été ouvertes. Les manifestants accusent les Casques bleus d’être inefficaces contre la centaine des groupes armés responsables du chaos dans lequel est plongée cette région du pays.
Depuis Goma, Reagan Kimbale

