Au moins 104 personnes ont été tuées en l’espace d’une semaine lors des attaques des combattants ADF, affiliés à l’État islamique (EI), en territoire de Beni, dans l’est de la RDC, en proie à l’activisme de groupes armés, déplore la société civile du Nord-Kivu.
Edgar Mateso, président de la société civile du Nord-Kivu, confie que les assaillants ont, lors de leur dernière incursion mardi 14 mars, tué sept civils à Mabuku sur l’axe Beni-Butembo. Pour lui, cela accuse l’absence de l’autorité de l’État.
« Dans l’espace de six jours, sept personnes ont été tuées à Mabuku. Dix-sept personnes tuées lundi 13 mars à Kininga dans le groupement de Buliki, secteur de Ruwenzori. Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, trois personnes ont été tuées à Mabulengwa dans le groupement de Baswagha-Madiwe, secteur de Beni-Mbau. Dix-neuf personnes tuées à Kilindera, quarante-huit à Mukondi », détaille M. Mateso.
« Dans cette zone, il n’y a ni FARDC, ni la police, ni l’Agence nationale de renseignements (ANR). La zone est complètement abandonnée aux Mai-mai UPLC », déplore Edgar Mateso.
La coordination de la société civile du Nord-Kivu recommande le retrait des Maï-Maï d’ULPC, qui contrôle la zone et que le gouvernement prenne des dispositions pour sécuriser la zone.
« Nous recommandons la restauration urgente de l’autorité de l’état et la traque des égorgeurs qui circulent dans la province du Nord-Kivu. Ces dernières attaques ont provoqué un déplacement massif des habitants de Mabuku, Kalunguta, Maboya et Kabasha vers des endroits supposés sécurisés. Nous souhaitons qu’ils regagnent leurs villages », dit Edgar Mateso.
La situation sécuritaire demeure précaire malgré l’instauration de l’état de siège il y a plus d’un an. Des hommes armés continuent d’ensanglanter l’est de la RDC, plongé dans un cycle d’instabilité depuis plus deux décennies.
RK

