Au moins 50.478 cas suspects de dengue dont 25.502 cas probables et 214 décès ont été notifié du 1er janvier au 15 octobre au Burkina Faso, a indiqué le gouvernement dans un communiqué jeudi 19 octobre.
« L’épidémie de dengue reste encore active avec deux épicentres que sont Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Un nombre de 10.117 cas suspects dont 4.377 cas probables et 48 décès a été notifié pour la seule période du 9 au 15 octobre », a affirmé Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, ministre burkinabé de la Santé.
En septembre, cette épidémie de dengue s’est accompagnée du chikungunya, une autre maladie également transmise par les moustiques. « Depuis le mois de septembre jusqu’à la semaine écoulée, nous avons enregistré 207 cas confirmés dans notre pays, mais pas de mort », a indiqué M. Kargougou.
Pour répondre de manière efficace à cette situation sanitaire, un certain nombre d’actions ont été prises, notamment la gratuité des tests de dépistage rapide au niveau des structures publiques de santé, selon le ministre. Mais aussi, une campagne de pulvérisation de produits anti-moustiques a été lancée dans les deux villes principalement touchées.
Transmise par la piqûre d’un moustique infecté, tout comme le paludisme dont elle présente les mêmes symptômes, la dengue est un virus répandu dans les pays chauds, qui sévit principalement dans les zones urbaines et semi-urbaines, causant 100 à 400 millions d’euros d’infections chaque année, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Elle peut notamment provoquer de fortes fièvres, des maux de tête, des nausées, des vomissements, des douleurs musculaires et, dans les cas les plus graves, des hémorragies pouvant entraîner la mort.
Mervedie Mikanu

