Près de onze morts et sept blessés. Tel est le bilan après l’effondrement partiel d’une mine d’or dans le nord-est du Soudan, selon un communiqué la compagnie nationale des Mines publié dimanche 29 juin.
La Mineral resources company (SMRC) indique que l’effondrement s’était produit dans un puits de la mine de Kirsh al-Fil. C’est wdans la zone désertique reculée de Howeid, située entre les villes d’Atbara et de Haiya, contrôlées par l’armée, dans l’Etat de la mer Rouge. La SMRC déclare avoir précédemment suspendu les travaux dans la mine et « mis en garde contre la poursuite de ses activités au vu des risques pour la vie ».
En fait, une guerre opposée depuis avril 2023 à l’armée a mené par le général Abdel Fattah al-Burhane, dirigeant de facto du pays depuis le coup d’État de 2021, et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) dirigées par son ex-adjoint, le général Mohamed Hamdane Daglo.
Depuis, la guerre a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 13 millions de personnes et plongé une partie du pays dans la famine. Jusque-là, les efforts de guerre des deux camps ont été largement financés par l’industrie aurifère au Soudan. Selon des sources officielles soudanaises et des ONG, la quasi-totalité du commerce de l’or transite par les Emirats arabes unis, accusée malgré leur démenti d’armer les FSR.
Des experts et des sources du secteur minier, expliquent qu’actuellement une grande partie de l’or produit par les belligérants est acheminée clandestinement vers le Tchad, le Soudan du Sud et l’Egypte, avant d’atteindre les Emirats.
Au Soudan, les mesures de sécurité dans les mines, l’un des principaux producteurs d’or du continent, ne sont pas suffisantes et des produits chimiques dangereux y sont utilisés, causant des maladies dans les régions voisines.
Josaphat Mayi

