Des djihadistes présumés au Burkina Faso ont tué 16 civils, dont quatre auxiliaires de l’armée, ont indiqué jeudi des sources, ajoutant qu’une douzaine de « terroristes » sont morts ultérieurement lors d’une contre-offensive de l’armée.
Douze personnes sont mortes et deux ont été blessées mardi à Koulponsgo, dans le centre-est du Burkina, a indiqué un habitant. Une source sécuritaire a confirmé l’attaque et le bilan.
Le même jour, une « attaque de groupes terroristes a fait quatre morts à Sirasso », dans l’ouest du pays, a indiqué la source sécuritaire, précisant qu’il s’agissait tous de civils volontaires du VDP pour l’armée.
Une douzaine de « terroristes » ont également été tués lors de contre-opérations menées par l’armée de ce pays d’Afrique de l’Ouest après les frappes de mardi, a indiqué la source sécuritaire.
Le VDP, ou Volontaires pour la Défense de la Patrie, est une force civile qui soutient les militaires dans la lutte contre les djihadistes. Le Burkina Faso lutte contre une insurrection djihadiste venue du Mali voisin en 2015.
Ces dernières violences font suite à une attaque la semaine dernière contre un camp de personnes déplacées dans le nord du pays, qui a fait huit morts. Plus de 17 000 civils et soldats sont morts dans des attaques jihadistes au Burkina Faso, selon le décompte d’une ONG appelée Armed Conflict Location and Event Data Project (ACLED).
Plus de deux millions de personnes ont également été déracinées, ce qui en fait l’une des pires crises de déplacement interne en Afrique.
La colère au sein des forces armées burkinabè a conduit à un coup d’État en janvier 2022, renversant le président élu Roch Marc Christian Kaboré. Le 30 septembre, l’ennemi juré de Kaboré, le colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a lui-même été renversé lors d’un autre putsch.
Mercredi, le gouvernement a affirmé que près de 192 000 personnes déplacées étaient rentrées chez elles après la reprise de diverses régions par les forces gouvernementales. Les attaques djihadistes se poursuivent sans relâche malgré les affirmations du gouvernement selon lesquelles il a reconquis du territoire.
La situation s’est aggravée après que la France, ancien dirigeant colonial du Burkina, a retiré ses troupes en janvier à la suite de tensions avec la junte au pouvoir. Le Burkina a depuis développé des contacts plus étroits avec la Russie, alliée de la junte du Mali voisin.
AFP/Sahutiafrica

