Burkina Faso : près 14 morts lors de deux attaques dans le nord

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Au moins quatorze personnes dont huit supplétifs civils de l’armée ont été tués lundi lors de deux attaques distinctes de groupes djihadistes dans le nord du Burkina Faso, ont indiqué des sources sécuritaires et locales mardi 22 novembre.

« Des individus armés ont attaqué au petit matin lundi le village de Safi, situé dans la commune de Boala, près de Kaya (centre-nord). Les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP, supplétifs civils de l’armée) qui ont directement été visés ont perdu huit éléments », a déclaré une source sécuritaire à l’AFP.

Plusieurs autres éléments ont également été blessés lors de cette attaque, a précisé la même source.

Un responsable local des VDP, joint à Kaya, a confirmé l’attaque, évoquant de son côté un bilan de « 7 morts, 10 blessés et d’importants dégâts matériels ».

« Dans la même journée du lundi, près de Markoye, dans la province de l’Oudalan (nord-est), des individus armés ont tué six civils, et emporté des véhicules et autres biens », a ajouté la source sécuritaire.

« Les terroristes ont enlevé trois jeunes sur l’axe Salmossi-Markoye, qui ont ensuite été retrouvés morts dans la brousse dans la journée (lundi) », a expliqué un proche des victimes joint par l’AFP.

« Ils ont dépouillé plusieurs personnes qui sont tombées sur eux sur l’axe, et emporté des véhicules », a ajouté cette source.

Depuis 2015, le Burkina Faso est régulièrement endeuillé par des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes ayant fait des milliers de morts et contraint quelque deux millions de personnes à fuir leurs foyers.

Ces attaques se sont multipliées ces derniers mois, essentiellement dans le nord et l’est du pays.

Investi le 21 octobre président de la transition par le Conseil constitutionnel, le capitaine Ibrahim Traoré, auteur d’un coup d’Etat militaire le 30 septembre contre le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, s’est donné pour objectif « la reconquête du territoire occupé par ces hordes de terroristes ».

Il s’agissait du deuxième coup d’Etat au Burkina Faso en huit mois où les putschistes invoquaient à chaque fois la dégradation de la situation sécuritaire.

Le 24 janvier, des militaires emmenés par le lieutenant-colonel Damiba avaient renversé le président Roch Marc Christian Kaboré, accusé de laxisme face aux attaques djihadistes.

Le 25 octobre, le nouveau pouvoir a lancé le recrutement de 50.000 Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), des supplétifs civils de l’armée, qui doivent venir « renforcer les rangs de l’armée dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ».

AFP/Sahutiafrica

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