La Côte d’Ivoire est devenue le quatrième producteur mondial du caoutchouc et le premier en Afrique. C’est ce qu’a annoncé la direction de la filière hévéicole ivoirienne mardi 23 mars. En 2020, la Côte d’Ivoire a produit 950.000 tonnes de caoutchouc naturel équivalent. Cela équivaut à 80% du latex africain. Ce pays de l’Afrique de l’ouest est derrière la Thaïlande, l’Indonésie et le Vietnam.
« Notre ambition est de faire en sorte que toute la plus-value de cette hausse de la production se fasse en Côte d’Ivoire pour mettre sur le marché international un produit de qualité« , a déclaré Eugène Krémien, président de l’Association des Professionnels du Caoutchouc naturel (APROMAC) à l’AFP. D’après Eugène Krémien, la Côte d’Ivoire est en train de se placer parmi « les grands producteurs mondiaux ». Il affirme que l’un des défis majeurs de l’APROMAC est de transformer le caoutchouc localement en fabricant notamment des gants chirurgicaux et des préservatifs. APROMAC voudrait aussi « la labellisation du caoutchouc ivoirien » pour éviter la dépendance extérieur et assurer une consommation locale.
« En 2020, la Côte d’Ivoire à plus exporté son caoutchouc vers l’Asie, alors que 80% du latex utilisé dans l’industrie automobile avaient pour déboucher l’Europe et l’Amérique. 60% à 80% de notre caoutchouc va désormais en Asie, car les majors du secteur (Michelin, Continental, Goodyear et Bridgestone) ont refusé de prendre nos commandes, c’est la Chine qui nous a tout acheté », a-t-il affirmé.
En Côte d’Ivoire, l’hévéa occupe une place de choix dans le secteur agricole et contribue à la croissance économique. Au moins 160.000 producteurs ivoiriens détiennent 600.000 hectares de culture de l’hévéa. En 2005, la filière hévéicole ivoirienne avait produit 170.000 tonnes de caoutchoucs avant d’en produire 783.000 en 2018.
Junior IKA

