Le Docteur Alex Dzabana Wa Ibacka, coordonnateur de la plate-forme de la société civile M22 et membre de la Coalition ‘’Tournons la page’’, est placé en garde à vue dans les locaux de la Direction de la sûreté de l’état (DST). Son arrestation depuis le 11 mars dernier devant son domicile à Brazzaville, la capitale politique de la République du Congo, par des éléments non identifiés, inquiète les ONG de la société civile.
Selon Thierry Moungalla, ministre de la Communication et des médias, porte-parole du gouvernement congolais, l’arrestation du Dr Alex Dzabana, acteur majeur de la société civile congolaise, à travers la plate-forme M22, serait justifié par une “tentative de déstabilisation de l’Etat et des institutions’’. Alex Dzabana serait en relation avec des officiers congolais basés à l’étranger qui voudraient “déstabiliser le processus électoral en cours dans le pays’’, a indiqué Thierry Moungalla sur RFI.
A Brazzaville, les ONG de la société civile appellent à la libération d’Alex Dzabana
Pour les ONG de la société civile Congolaise, cette arrestation effectuée en violation des normes légales est une atteinte à la liberté. L’activiste devrait par conséquent recouvrer sa liberté.
« Pour nous, le docteur Alex Dzabana est une personne de 77 ans bien installée au Congo Brazzaville avec un domicile bien connu. Je pense qu’il est assez outillé pour répondre aux convocations légalement. Voilà pourquoi nous demandons sa libération, car le garder en détention de la sorte n’est pas acceptable’’, a indiqué Joe Washington Ebina, président des Forces Unies pour la Liberté et la Démocratie (FULD), une ONG de la société civile congolaise.
Cette arrestation qui est vue comme un acte pour museler les défenseurs des droits de l’homme congolais pendant le processus électoral en cours est depuis lors sujette aux appels à la libération d’Alex Dzabana Wa Ibacka.
Dans un communiqué, l’Observatoire Congolais des droits de l’homme (OCDH), la Coalition des associations Tournons la Page, la fédération internationale pour les droits humains (FIDH), ont dénoncé l’interpellation du Dr Dzabana. Pour ces organisations, cet acte démontre que des ONG de la société civile et les défenseurs des droits de l’homme au Congo, sont souvent victime de tels actes. Leur appel à la libération du coordonnateur de la plate-forme de la société civile M22 et membre de la Coalition “Tournons la page” reste encore sans suite.
Brazzaville, Achille Tchitoko

