Après le décès du pape François ce lundi 21 avril, plusieurs dirigeants africains rendent hommage au souverain pontife, saluant la mémoire d’un homme qui a incarné son leadership par « l’humilité ».
La nouvelle est tombée au lendemain de la célébration de Pâques. Le pape François est mort à l’âge de 88 ans. Depuis, plusieurs réactions affluent. Le président Cyril Ramaphosa salue la mémoire « d’un spirituel qui cherchait à unir l’humanité et souhaitait voir un monde gouverné par des valeurs humaines fondamentales ».
Le président Tshisekedi parle « d’un pasteur universel, qui a marqué le monde par sa simplicité, sa proximité avec les plus vulnérables et son appel incessant à la fraternité entre les peuples ». En RDC, les fidèles catholiques se souviendront de lui lors de sa visite à Kinshasa, capitale congolaise, en janvier 2023. Accueilli avec ferveur, le pape François avait effectué une visite de quatre jours en RDC, plus grand pays catholique d’Afrique en proie à des violences endémiques.
Ce jour-là, au son de chants, tambours, fanfare et tams-tams, la foule avait grossi au fil des heures, de plus en plus dense et impatiente après l’arrivée du souverain pontife dans sa « papamobile ». « Jusqu’à ses derniers instants, il a porté haut les valeurs évangéliques, invitant l’humanité à bâtir un monde de concorde et de solidarité. Les Congolais, en particulier, garderont un souvenir impérissable de l’héritage spirituel du pape François. Ses prières ferventes, notamment lors de ses messages Urbi et Orbi, ont toujours porté une attention spéciale à la RDC, invoquant la paix et la réconciliation pour notre nation », a dit le chef de l’Etat congolais dans un communiqué.
Mahamoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine, rend hommage à un « avocat inébranlable de la paix qui a eu un engagement courageux sur le continent ».
Pour le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, c’est une perte profonde pour le monde entier. « Car, il était une voix de paix, d’amour et de compassion », a-t-il déclaré dans un communiqué de la présidence. Il affirme que le pape François était une personnalité mondiale exceptionnelle qui « travaillait sans relâche pour promouvoir la tolérance et favoriser le dialogue ». D’après le président al-Sissi, il était un champion de la cause palestinienne, défendant les droits légitimes et appelant à la fin du conflit.
Hospitalisé pour une pneumonie infectieuse, le souverain pontife a quitté l’hôpital Gemelli de Rome le 23 mars dernier. C’était après une convalescence de cinq semaines en raison d’une double pneumonie. Son décès marque la fin d’un pontificat de plus de 12 ans durant lequel il a œuvré pour une Église plus proche des fidèles et engagée dans les défis contemporains.
Son pontificat a été marqué par une volonté de réforme de l’Église catholique, confrontée à des scandales et à des tensions internes. Le souverain pontife avait été élu après la démission de Benoît XVI.
« On se souviendra du pape François pour sa vie consacrée au service du Seigneur, de l’Église et de l’humanité. Il a incarné le leadership serviteur par son humilité, son engagement indéfectible en faveur de l’inclusion et de la justice, et sa profonde compassion pour les pauvres et les vulnérables », a réagi le président William Ruto.
La Rédaction

