En Egypte, des raids menés par la police ont conduit à l’arrestation d’au moins trente réfugiés soudanais. Et après leurs arrestations, ils ont été emmenés dans un centre de sécurité. C’est ce qu’a dénoncé l’ONG Human Rights Watch (Hrw) dimanche 27 mars. Selon Hrw, les forces de sécurité soumettent certains demandeurs d’asile soudanais à des abus et à des travaux physiques forcés.
« L’organisme de surveillance a appelé le procureur public égyptien à enquêter et à tenir contre les responsables des arrestations arbitraires. Mais également des mauvais traitements infligés aux réfugiés et demandeurs d’asile soudanais », a déclaré Joe Stork, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord, à Hrw.
D’après les récits de trois réfugiés soudanais et d’un groupe de la société civile basé au Caire. La police a effectué des descentes les 27 décembre et 5 janvier, dans des circonstances presque identiques. Des policiers en civil ont arrêté arbitrairement une vingtaine de réfugiés et de demandeurs d’asile à leur domicile et dans des cafés. Mais aussi dans la rue ainsi que dans des centres communautaires.
« Certaines des personnes ciblées avaient organisé des manifestations en mai et août 2021 auprès du HCR, au Caire. C’était pour harcèlement et traitement raciste par les Egyptiens, le manque de protection et les retards de réinstallation », a noté le Hrw.
En janvier 2022, plus de 52.000 réfugiés et demandeurs d’asile soudanais en Egypte ont été enregistrés auprès du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Mais le gouvernement égyptien estime qu’entre deux et cinq millions de Soudanais vivent dans le pays.
Ali Maliki

