Des milliers d’enfants ont été victimes de près de 10.000 cas de viols et autres formes de violences sexuelles commis dans l’Est de la RDC au cours des deux premiers mois de 2025, selon l’Unicef.
James Elder, porte-parole de l’Unicef a, lors d’une conférence de presse à Genève, indiqué que les viols et autres formes de violence sexuelle sont utilisés comme « une arme de guerre ». Ces actes ont été commis en moyenne une fois toutes les 30 minutes. La source affirme que des jeunes enfants figurent aussi parmi les victimes. Pour James Elder, il ne s’agit pas d’incidents isolés, mais d’une crise systémique.
Une étude montre que les violences sexuelles, entre 35 et 45 % des victimes sont des mineurs. M. Elder déclare depuis Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, que le manque de financement affecte la capacité à soigner les victimes d’agressions sexuelles.
La semaine dernière, il a visité un hôpital, où 127 victimes de viol n’ont pas accès aux kits médicaux, permettant de prévenir une infection au VIH immédiatement après l’agression.
Cette année, les rebelles du M23 ont pris le contrôle de certaines parties de l’est de la RDC, notamment deux principales villes. Il s’agit de la ville de Goma et de Bukavu après une offensive éclair qui a fait des milliers de morts, dont des enfants, et forcé des centaines de milliers de personnes à quitter leurs foyers.
Pour l’heure, la situation sécuritaire reste volatile dans la région de Kivu. Toutefois, le dialogue direct entre Kinshasa et ce groupe armé à Doha a été reporté pour une date ultérieure.
Josaphat Mayi

