Dimanche 4 mai, l’état-major de l’armée sud-africaine a annoncé la fin du retrait de ses militaires, déployés dans l’est de la RDC face aux rebelles du M23, d’ici la fin du mois.
D’après le général Rudzani Maphwanya, chef d’état-major de l’armée sud-africaine, treize camions transportant cinquante-sept membres de la mission SAMIDRC se sont déjà regroupés à un point de rassemblement en Tanzanie. Il rapporte que « le déplacement se fera par voie aérienne pour le personnel et par voie maritime pour le matériel ».
« Les chefs d’état-major de la SADC avaient informé le groupe armé M23, qui contrôle la région, qu’ils allaient retirer le personnel et les équipements sans condition », a déclaré le général Maphwanya. Il assure « qu’aucun équipement de la SADC ne restera sur place ».
Il s’agit d’un retrait progressif qui a débuté le 29 avril dernier. Pour le général Rudzani Maphwanya, cette évacuation de la RDC n’est ni un signe de faiblesse ni d’abandon des personnes prises dans les combats. « Notre retrait est une manœuvre technique qui permet la poursuite de la paix et de la médiation », a déclaré le chef de l’armée sud-africaine.
Les militaires sud-africains avaient été déployés dans l’est de la RDC dans le cadre de la mission de la SADC face à l’avancée de rebelles du M23. Cette rébellion occupe de vastes territoires dans la partie orientale de la RDC, notamment les deux principales villes du Kivu : Goma et Bukavu.
En mars dernier, la SADC a décidé de mettre fin à sa mission SAMIDRC après la mort de ses dix-sept soldats, dont la majorité de sud-africains. Ils ont été tués lors d’offensives de rebelles du M23-AFC. Depuis, la situation demeure encore volatile dans l’est de la RDC, où le M23 gagne du terrain. Même si les pourparlers avec le gouvernement congolais sont en cours à Doha, au Qatar.
La Rédaction

