Alors que la situation sécuritaire ne cesse de s’enliser dans l’est de la RDC, où le M23 et les troupes rwandaises gagnent du terrain, les Etats-Unis ont, lors de la réunion du Conseil de sécurité autour de la question, assuré être « prêts à œuvrer pour des sanctions ».
Pour Elise Stefanik, ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, le M23 a semé le chaos. Elle affirme que les civils ont été ciblés par des violences de rebelles dans les rues de Masisi, de Goma et, maintenant, de Bukavu. La représentante de Washington durcit le ton.
« Combien de fois devons-nous nous réunir pour discuter de ce cycle prévisible de violences ? Depuis des mois, nous avons constamment vu le M23 ignorer le cessez-le-feu et conquérir les territoires sous de faux prétextes. Ils niaient qu’ils avaient l’intention d’aller plus loin. Nous avons vu le M23 semer le chaos et les violences contre les civils dans les rues de Masisi, Goma et maintenant Bukavu », a déclaré Elise Stefanik.
Si les Etats-Unis prônent une solution diplomatique à travers les processus de Luanda et de Nairobi, ils appellent au retrait du M23 et de troupes rwandaises sur le territoire congolais.
Malgré des multiples appels au cessez-le-feu, les hostilités se poursuivent. Après la prise de Bukavu, les rebelles du M23-AFC, soutenus par l’armée rwandaise, ont pris la localité de Kamanyola. La ville d’Uvira est en ligne de mire de cette rébellion.
Entre-temps, la situation humanitaire est préoccupante. Selon la radio onusienne, des milliers de déplacés des territoires affectés par la progression des rebelles du M23 et leurs alliés rwandais n’ont reçu ni assistance sanitaire, ni abris, ni vivres.
La Rédaction

