Facebook a-t-il supprimé des comptes suspects à Kinshasa?

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Depuis jeudi 6 août dernier, Facebook a supprimé une soixantaine de « comptes utilisateurs, pages, groupes et quelques comptes Instagram”. Selon le réseau social, ces comptes considérés comme suspects s’adonnaient à « la désinformation et la propagande politique comme des contenus ».

Parmi les comptes figure celui de Honoré Mvula, Chef du parti Force des Patriotes (FP), proche du pouvoir, et celui de Denise Dusochoy Mukendi, très actives sur les réseaux sociaux congolais.

Il est reproché à Honoré Mvula d’avoir notamment créé des faux comptes.

À Sahutiafrica, a donné sa version des faits.

Sahutiafrica: Vous êtes au cœur des attaques sur les réseaux sociaux, vous êtes vilipendé pour avoir créé des faux comptes virtuels qui proféraient de menaces, injures etc, contre ceux qui s’opposent ou critiquent l’actuel chef de l’État, pensez vous que la suppression de vos comptes est liée à votre appartenance politique ?

Honoré Mvula: Ça je ne le sais pas. Mais, je suis attaqué par quelques adversaires politiques qui  m’ont aussi attaqué, voire quelques personnes de ma famille politique du parti au pouvoir. Je suis au coeur d’une campagne de diabolisation sur les réseaux sociaux. Mon compte a été désactivé par Facebook pour des raisons que j’ignore. J’ai saisis notre gouvernement via le ministère des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’information et de la Communication (PTNTIC), pour trouver des solutions en rapport avec mon compte.

Il m’a mis en contact avec les personnes physiques qui représentent Facebook au niveau de l’Afrique centrale. J’ai introduit un recours pour demander des explications sur la désactivation de mon compte et surtout de ma page qui a été certifiée par lui-même Facebook. L’équipe était  entrain de travailler pour résoudre ce problème, miraculeusement j’ai été saisi par ce réseau social pour me faire savoir que mon compte a été liée à des comptes qui partageaient des fausses informations. Je n’ai jamais partagé des fausses informations. Je suis une personnalité politique et je ne me vois pas partager cela. Si Facebook pensait que je partageais des fakenews, il n’allait pas certifiée ma page.

S.A: Un média sud – africain a soutenu dans un article publié récemment que c’est vous qui avez orchestré les campagnes négatives sur facebook. Comment expliquez vous cela ?

H.M: Si Facebook savait que mon compte faisait passer des fausses informations, il n’allait pas le certifier. La  journaliste qui a publié un article m’incriminant, selon leurs investigations, elle a affirmé que je gère un réseau des gens qui partagent des fausses informations pour propulser la popularité du chef de l’Etat. Je peux vous rassurer que je suis victime d’une campagne de diabolisation. Mon soutien au chef de l’Etat, je ne le fais pas parce que je suis avec lui. Mais parce que je dois soutenir sa vision, son pouvoir. J’ai écrit à ce site pour faire mon droit de réponse. cela m’a été refusé. Quand ils postent des histoires sur twitter et que moi je commente, ils les efface directement. Vous comprenez facilement que je suis victime, d’une armée numérique.

S.A: Vous soutenez que vous êtes victime. Qu’est-ce qui le prouve?

H.M: Cette responsabilité incombe à ceux qui m’accusent sans avoir ma version des faits. Ce sont eux qui doivent me faire voir que j’ai bel et bien orchestré toutes ces bévues.  Avant de certifier un compte, on se renseigne sur la personne qui a fait cette requête.

Inès Kayakumba

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