Ce jeudi 6 mars, les États-Unis d’Amérique ont annoncé avoir quitté le Partenariat pour une transition énergétique juste (JETP) avec l’Afrique du Sud.
Selon le communiqué de la présidence sud-africaine, le retrait américain réduit les engagements internationaux actuels, en faveur de l’Afrique du Sud de 13,8 milliards Usd à 12,8 milliards. Il s’agit d’un accord international visant à financer la sortie du charbon de la première économie du continent africain.
« L’unité de supervision du Projet de transition énergétique juste (JET PMU) au sein de la présidence prend acte de la décision des États-Unis d’Amérique de se retirer du Partenariat pour une transition énergétique juste (JETP) avec l’Afrique du Sud. Cependant, ce milliard, promis par Washington lors de la conclusion de l’accord, était largement constitué d’investissements commerciaux potentiels. Aucun prêt préférentiel n’a été proposé par les États-Unis à l’Afrique du Sud dans le cadre du JTEP », assure Pretoria.
Pour l’heure, l’Afrique du Sud, qui figure parmi les 12 plus gros émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre, tire 80% de son électricité du charbon. Il s’agit d’un pilier de son économie avec environ 90.000 emplois.
En 2021, le communiqué annonçant le partenariat pour une transition énergétique venait de chiffré à 98 milliards Usd les besoins financiers sur cinq ans pour entamer la transition énergétique de l’Afrique du Sud sur 20 ans.
Premier avant d’être décliné avec l’Indonésie, le Vietnam puis le Sénégal, cet accord a été noué lors de la COP26 à Glasgow en 2021 avec l’Union européenne, le Royaume Uni, la France et l’Allemagne à titre individuel ainsi que les Etats-Unis.
Josaphat Mayi

