Au Ghana, le président John Mahama a suspendu Gertrude Araba Esaaba Torkornoo, présidente de la Cour suprême après trois pétitions distinctes, demandant sa révocation, sur la base d’allégations de falsification de dossiers judiciaires et d’utilisation abusive de fonds publics.
Dans un communiqué publié par le porte-parole du nouveau dirigeant élu du pays, John Mahama, a déclaré que le président en consultation avec le Conseil d’État avait décidé que Mme Torkornoo serait suspendue pendant la durée de l’enquête. La commission d’enquête, composée de cinq membres, est dirigée par le juge de la Cour suprême Gabriel Pwamang. Les allégations spécifiques qu’elle examinait n’ont pas été rendues publiques pour l’heure.
Le porte-parole de la présidence, Felix Kwakye Ofosu, explique que la suspension de la présidente de la Cour suprême était immédiate. La source affirme qu’elle resterait en vigueur jusqu’à la fin des enquêtes. En fait, Mme Torkornoo, 61 ans, a été nommée en juin 2023. Elle était devenant le quinzième président de la Cour suprême du Ghana. Elle est la troisième femme à occuper ce poste.
Au Ghana, M. Mahama, qui a pris ses fonctions en janvier, a promis une vaste campagne de répression de la corruption dans le pays. Dans ce pays, c’est la première fois qu’un président de la Cour suprême en exercice fait l’objet d’une enquête officielle dans le cadre d’une procédure constitutionnelle.
Josaphat Mayi

