Dimanche 11 février, les autorités égyptiennes ont menacé de suspendre les accords de paix avec l’Israël suite à la récente déclaration de Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien, d’envoyer les troupes israéliennes dans la ville frontalière de Rafah.
L’Égypte craint que les combats à Rafah puissent conduire à la fermeture de la principale route d’approvisionnement du territoire. Pour Benjamin Netanyahou, l’envoi de troupes à Rafah est nécessaire pour gagner la guerre contre le groupe militant palestinien Hamas.
Mais Caire estime que « cela risque d’entraîner un afflux massif de centaines de milliers de réfugiés palestiniens qui ne seront peut-être jamais autorisés à rentrer chez eux ».
Le traité de paix entre Israël et Égypte désigné par « Accords de Camp David » a été négocié par les États-Unis en 1970 sous la présidence de Jimmy Carter. Il prévoit plusieurs dispositions régissant le déploiement de forces des deux côtés de la frontière.
Ben Tshokuta

