Tension au Kenya, où près de deux personnes ont été tuées dans une manifestation en mémoire du mouvement citoyen inédit et violemment réprimé il y a un an.
Il s’agit d’une information donnée par le responsable d’un hôpital du comté de Machakos, située à une centaine de kilomètres à l’est de Nairobi. « L’un d’eux souffrait de blessures par balle à l’abdomen et est décédé d’une hémorragie importante », a confié Julius Makau, responsable de l’hôpital du sous-comté de Matuu, cité par l’AFP. D’après cette source, une autre victime est décédée à son arrivée dans un autre hôpital du comté.
Mercredi, des milliers de manifestants, majoritairement de jeunes hommes, sont à nouveau descendus dans la rue à Nairobi – où par crainte de violences de nombreuses écoles et commerces étaient fermés – mais aussi dans la grande ville côtière de Mombasa et d’autres comtés du pays.
Dans le comté de Machakos, deux manifestants ont été tués par balles et huit ont été blessés, a indiqué Julius Makau, administrateur de l’hôpital de Matuu. « L’un d’eux souffrait de blessures par balle à l’abdomen et est décédé d’une hémorragie importante », a-t-il déclaré. Une autre victime est décédée à son arrivée dans un autre hôpital de Matuu, a-t-il ajouté.
Une personne souffrant d’une blessure par balle à la tête se trouve dans un « état critique », selon le responsable médical. Les autres blessés sont dans un état stable.
Il n’était pas clair dans l’immédiat de savoir comment les victimes ont été blessées, bien que le journal Daily Nation ait rapporté que la police avait ouvert le feu. Les manifestations organisées au Kenya en mémoire du mouvement citoyen inédit et violemment réprimé d’il y a un an ont également tourné vers la violence à Nairobi, la police, déployée en grand nombre, affrontant des jeunes et tirant des gaz lacrymogènes.
Les journalistes de l’AFP ont compté au moins une policière et plusieurs manifestants blessés, et ont vu plusieurs ambulances entrer et sortir de la zone, toutes sirènes hurlantes.
Les familles des victimes et les militants ont appelé à des rassemblements pacifiques. D’autres ont enjoint à « occuper le palais présidentiel ».
Le 25 juin 2024. Ce jour-là, la prise du Parlement par des manifestants, réclamant le retrait de la loi de finances et la démission du président William Ruto, avait marqué l’apogée de protestations qui ont perduré jusqu’en juillet. Plus de 60 personnes avaient été tuées au total, selon les groupes de défense des droits humains.
AFP/Sahutiafrica

