Ce mercredi 31 janvier, les autorités libyennes ont renvoyé 350 migrants égyptiens en situation irrégulière, rapporte un responsable.
« L’Organe de lutte contre l’immigration clandestine a entamé les démarches de renvoi de 350 ressortissants égyptiens en situation irrégulière. D’autres expulsions sont prévues dans les prochains jours », a déclaré le colonel Haytham Belgassem Ammar, porte-parole de cette institution rattachée au ministère de l’Intérieur.
Selon cette source, en 2023, un total de 23.361 migrants de nationalités africaines et asiatiques, la plupart originaires du Nigeria ont été renvoyés de Libye dans leurs pays.
Mardi, 323 Nigérians, en majorité des femmes, ont été renvoyés dans leur pays depuis les aéroports de Tripoli au nord-ouest et de Benghazi au nord-est. Le nouveau groupe de migrants égyptiens, tous des hommes dont certains encore mineurs seront eux, aussi, reconduits à la frontière terrestre avec leur pays.
Lors de deux opérations similaires à celle de ce mercredi, la Libye a rapatrié 600 Egyptiens le 6 novembre dernier. Plus de 650 Egyptiens ont été reconduits vers le poste-frontière d’Emsaed mi-décembre.
Des passeurs et trafiquants profitent du climat d’instabilité qui règne en Libye depuis 2011. Depuis lors, ce pays, divisé entre autorités rivales à l’est et à l’ouest, situé à quelque 300 kilomètres des côtes italiennes et est devenu une plaque tournante pour des dizaines de milliers de candidats à l’émigration clandestine.
Josaphat Mayi

