Lundi 18 avril, la Russie a livré une nouvelle cargaison d’équipements, dont deux hélicoptères de combat et des radars de surveillance aux forces armées maliennes. Selon Africa intelligence, la junte militaire prévoyait l’achat d’hélicoptères « à des conditions financières nettement plus attractives » que celles proposées par le groupe européen Airbus.
« Nous recevons ce deuxième lot d’équipements militaires de Russie. C’est la manifestation d’un partenariat très fructueux avec l’Etat russe », a noté un communiqué de la Direction de l’information et des relations publiques des forces armées maliennes.
D’après une source, cette commande faisait partie d’un accord « conclu de gouvernement à gouvernement en 2019 ». Chose qu’a démenti un chargé de communication au ministère malien de la Défense.
« Même les hélicoptères reçus il y a quinze jours n’étaient [pas] des commandes du régime IBK […] Nous ne reconnaissons pas les commandes d’un autre régime », a-t-elle confié à l’AFP.
Au Mali, les colonels qui ont pris le pouvoir par la force en août 2020 en pleine tourmente sécuritaire se sont rapprochés de la Russie en même temps qu’ils se détournaient de la France.
Sur fond de crise diplomatique avec la junte, Paris a annoncé en février le retrait de ses soldats déployés au Mali, opération qui doit s’achever en juin.
Raymond Nsimba

