Jeudi 25 juillet, le ministre burundais de la Santé a annoncé avoir recensé trois premiers cas de variole de signe.
Les autorités ont été alertées le 22 juillet de trois « cas suspects » dans deux hôpitaux de Kamenge, quartier populaire de la capitale économique Bujumbura, ainsi que dans le district d’Isare, limitrophe de la ville, a précisé le ministère dans un communiqué.
« Les trois échantillons se sont révélés positifs au virus de Monkeypox ou variole du singe », ajoute-t-il, en précisant : « Les trois cas sont en train d’être pris en charge (…) et évoluent bien et les cas contacts sont déjà listés et leur suivi est en cours ».
Le 11 juillet, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a mis en garde contre la menace pour la santé mondiale présentée par cette maladie, exprimant son inquiétude concernant une poussée épidémique d’une nouvelle souche plus mortelle du virus en République démocratique du Congo (RDC), frontalière du Burundi.
Cette épidémie ne montre « aucun signe de ralentissement », avait déclaré le chef de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus. Au total, selon l’OMS, 11.000 cas avaient alors été rapportés, dont 445 morts, les enfants étant les plus affectés.
« Il y a un risque de franchissement de frontières du virus qui continue à se déplacer », avait indiqué Rosamund Lewis, spécialiste de la « variole du singe » à l’OMS.
Le Mpox a été découvert pour la première fois chez des humains en 1970 dans l’actuelle RDC (ex-Zaïre), avec la diffusion du sous-type Clade I, principalement limitée depuis à des pays de l’ouest et du centre de l’Afrique, les malades étant généralement contaminés par des animaux infectés.
Mais en mai 2022, les contaminations par le virus Mpox se sont produites dans le monde entier, affectant principalement les hommes homosexuels et bisexuels. Le responsable était le sous-type Clade II.
Depuis septembre dernier, une nouvelle souche encore plus mortelle du Clade se répand en RDC, étant transmise également par contacts sexuels entre homosexuels. Des tests ont révélé qu’il s’agissait d’un nouveau variant, résultat d’une mutation du Clade I, appelé Clade Ib.
AFP/Sahutiafrica

