Jeudi 31 mars, le gouvernement malien a ordonné aux télévisions privées de ne pas diffuser des vidéos de Barkhane, l’opération militaire française antiterroriste dans le pays. Bamako demande à l’Association des télévisions libres (Amatel) de refuser toute souscription pour une diffusion sur leurs antennes des éléments de la campagne de propagande initiée par Barkhane.
« L’opération Barkhane conduit depuis quelques semaines sur des médias maliens une campagne de promotion de son action au Mali », a rapporté le courrier du gouvernement malien.
La junte juge une telle diffusion « inopportune au moment où notre opinion nationale porte un jugement des plus critiques sur l’intervention française ».
Mais Paris indique ces vidéos défendant le bilan de l’opération Barkhane font l’objet d’un contrat en cours depuis plus d’un an.
Depuis 2013, la France est militairement présente au Mali et s’est donnée six mois pour retirer ses forces du pays, tout en poursuivant la traque ciblée des principaux responsables djihadistes.
Au cours des derniers mois, de nombreux renforts sont présentés par les autorités maliennes comme des instructeurs russes et comme des mercenaires du groupe Wagner par les Occidentaux.
Raymond Nsimba

