Au Niger, le bilan des attaques jihadistes du dimanche 21 mars à Tahoua est passé de 137 à 141 morts. C’est ce qu’a annoncé le gouvernement nigérien ce samedi 27 mars. Durant cette incursion, les hommes armés ont attaqué les localités d’Intezayane, de Bakorat, de Woursanat ainsi que plusieurs autres hameaux et campements situés dans le département de Tillia près de la frontière malienne. Ces attaques sont les plus meurtrières commises au Niger ces dernières années par des jihadistes présumés.
Mercredi 24 mars, une nouvelle attaque des hommes armés a fait treize morts et plusieurs blessés à Tillaberi. Cette région est située à la zone dite de trois frontières. Cette dernière est en proie à plusieurs attaques des jihadistes affiliés à Al-Qaïda. Vendredi 25 mars, Alkache Alhada, ministre de l’Intérieur nigérien s’est rendu vendredi à Bakorat, une des localités attaquées. Alkache Alhada affirme que ces attaques prennent une tournure qui risquent de déclencher des « conflits entre les différentes communautés qui partagent cet espace ».
En mi-mars, soixante-six personnes sont mortes dans une incursion jihadiste. Les assaillants ont attaqué plusieurs véhicules qui rentraient du grand marché hebdomadaire de Banibangou.
Au Niger, la situation sécuritaire reste précaire. Ce pays de l’Afrique de l’ouest fait face à une recrudescence des attaques des hommes armés.
Trésor Mutombo

