Au Nigeria, Abdullahi Adamu est désigné à la tête de l’All Progressives Congress (APC), parti présidentiel, samedi 26 mars. C’était lors d’une convention nationale censée gérer les ambitions en internes avant la présidentielle de 2023. Cette convention est la dernière étape avant les primaires qui auront lieu plus tard cette année pour un désigné un candidat à la présidence.
Samedi, des milliers de partisans et de délégués se sont rassemblés samedi dans un stade de la capitale Abuja, a rapporté l’AFP. Selon le comité électoral de l’APC, un consensus s’est dégagé tard dans la nuit pour désigner Abdullahi Adamu à la tête du parti.
Mais ces dernières semaines, le changement de direction à l’APC avait suscité des tractations. Ces dernières ont impliqué les puissants gouverneurs des États et les principales figures du parti pour tenter de parvenir à un compromis.
Dans un communiqué, le président Muhamadou Buhari dit avoir intervenu dans « la crise qui était sur le point de provoquer la confusion ». « Nous devons éviter la surchauffe politique et ne pas laisser nos différences déchirer et frustrer le parti », indique le président nigérian.
L’APC, formé à partir d’une alliance de plusieurs partis en 2013, a battu le Parti démocratique du peuple (PDP), longtemps au pouvoir, en 2015.
Le président Buhari, qui était sur la promesse d’améliorer la situation sécuritaire et de lutter contre la corruption, ne devra pas candidater à la présidentielle de 2023. Mais son bilan est critiqué au Nigeria, qui fait face à l’insécurité dans sa partie nord-est et nord-ouest où des hommes armés tuent, volent et kidnappent.
La Rédaction

