Au Nigeria, au moins dix personnes ont été tuées lors d’une nouvelle vague de violence dans le district de Karim Lamido, dans l’État de Taraba, au nord-est du Nigeria ce week-end.
Le gouverneur de l’État, Agbu Kefas, a confirmé l’incident dans un communiqué. Il a exprimé sa consternation face à la perte de vies humaines et de biens. Jusque-là, le gouverneur Kefas n’a pas avancé de chiffre précis. Des témoignages d’habitants des villages touchés de Munga et Magani laissent craindre un bilan lourd.
Selon des sources locales, près de trente personnes auraient perdu la vie lors de l’attaque, attribuée à des bandes armées locales communément appelées «bandits». Moses Kefas, un habitant de Magani, a décrit la scène d’horreur.
« Il était minuit, j’ai entendu des coups de feu, j’ai réveillé mon frère et d’autres personnes du quartier. Après le départ des hommes armés, nous sommes revenus et j’ai vu 16 corps éparpillés dans le village.», a-t-il expliqué.
Cité par l’AFP, Andrew John, un autre habitant de Munga, a confirmé la violence. Il affirme avoir vu une dizaine de corps dans son village. En fait, ces attaques s’inscrivent dans une tendance inquiétante de violence croissante dans le nord du Nigeria.
Les bandits armés, connus pour attaquer les villages, tuer et enlever des habitants contre rançon, ainsi que pour piller et incendier les habitations, sont de plus en plus actifs dans la région, notamment dans le nord-ouest.
Ces meurtres de samedi sont les derniers en date d’une vague de violence meurtrière qui s’est abattue sur le nord-est du Nigeria ces dernières semaines, exacerbée par une intensification des attaques des groupes jihadistes dans la région.
Ephraïm Kafuti

