Au moins deux personnes ont péri dans un accident ferroviaire mardi dans la ville de Qalioub, au nord du Caire, capitale égyptienne. C’est ce qu’a rapporté le ministère égyptien de la Santé mardi 7 mars, qui affirme en outre qu’au moins seize personnes sont sorties blessées.
L’Autorité nationale des chemins de fer égyptiens a indiqué dans un communiqué que, lors de l’entrée du train à la gare de Qalioub, « le conducteur a franchi le sémaphore fermé et le train a poursuivi sa marche au-delà de la ligne d’arrivée percutant le heurtoir en bout de voie ». Et cela a entraîné « le déraillement de la locomotive du train et du premier wagon », a-t-elle ajouté.
Le procureur général Hamada Saoui a décidé, selon un communiqué officiel, de « la constitution d’une équipe pour enquêter sur l’accident ».
Cet énième accident vient mettre en lumière encore une fois l’état des infrastructures ferroviaires en Egypte. Chaque année, plusieurs personnes périssent dans ces mêmes conditions. La tragédie ferroviaire la plus meurtrière de l’histoire du pays reste celle de 2002, avec l’incendie d’un train, elle avait coûté la vie à plus de 370 personnes à une quarantaine de kilomètres au sud du Caire.
La population pointe du doigt la négligence des autorités et l’archaïsme du réseau ferroviaire national, comme causes principales de ces accidents. En avril 2021, le ministre des Transports avait licencié le président de l’Autorité des chemins de fer après deux accidents de train en moins d’un mois qui ont fait plus de 40 morts.
Dinho Kazadi

