En Somalie, au moins six millions de personnes, soient près de 40% de la population, font face à des niveaux extrêmes d’insécurité alimentaire et certaines zones connaissent probablement déjà la famine. L’alerte a été faite par plusieurs agences des Nations unies après la publication d’un nouveau rapport publié mardi 12 avril.
Selon le rapport, environ 1,4 million d’enfants feront face à une malnutrition aigüe d’ici la fin de l’année.
« La quasi-totalité du blé consommé en Somalie vient d’Ukraine ou de Russie. Les prix ont déjà augmenté pour le blé, mais aussi pour le sucre et l’huile dans certaines parties du pays », a noté le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC).
Le Programme alimentaire mondial (PAM) s’inquiète ainsi d’énormes vagues de déplacements dans le pays. « Nous sommes littéralement sur le point de prendre la nourriture de ceux qui ont faim pour nourrir ceux qui meurent de faim », a affirmé El-Khidir Daloum, représentant du PAM en Somalie.
Les agences des Nations unies affirment avoir été en mesure d’atteindre environ 2 millions de personnes, mais seuls 4,4% des 1,5 milliard Usd nécessaires pour l’année 2022 ont été rassemblés pour le moment.
Ces dernières années, ce sont les catastrophes naturelles et non les conflits qui ont été la principale cause de déplacements en Somalie, pays classé parmi les plus vulnérables au changement climatique.
En 2017, une mobilisation humanitaire précoce avait permis d’éviter une famine en Somalie, contrairement à 2011 où 260.000 personnes, dont la moitié d’enfants de moins de six ans étaient morts de faim ou de troubles liés à la faim.
AFP/Sahutiafrica

