Au moins quarante-trois personnes tuées, plusieurs autres blessées et enlevées. Tel est le bilan d’une attaque meurtrière attribuée aux rebelles ADF contre la paroisse Bienheureuse Anuarite de Komanda en Ituri, dans l’est de la RDC, selon la Monusco.
Le précédent bilan faisait état de près de trente morts. La mission onusienne rapporte que dix-neuf femmes et neuf enfants figurent parmi les victimes. Pour Vivian van de Perre, Représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations unies chargée de la protection et des opérations, ces attaques sont révoltantes et contraires à toutes les normes en matière de droit de l’homme et de droit international humanitaire.
Selon Dieudonné Katanabo, chef de quartier Umoja, les assaillants ont fait irruption vers 21 heures. « Nous avons entendu des coups de feu vers la paroisse », a-t-il confié. Toutefois, l’armée congolaise a, dans un communiqué, parlé « d’un massacre de grande ampleur » perpétré par des ADF dans une église. D’après ce texte, ces civils ont été surpris et tués à la machette et plusieurs autres grièvement blessés.
« Face à la traque permanente exercée contre eux, les ADF ont choisi de se venger sur des populations paisibles sans défense en vue de reprendre la terreur », a rapporté. Dans la foulée, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, a condamné « une attaque effroyable sur des populations innocentes ».
La situation sécuritaire demeure précaire en Ituri, où les ADF tuent, pillent, volent et enlèvent. Mais les armées congolaise et ougandaise ont lancé une opération militaire conjointe contre les ADF, baptisée « Shujaa ». Jusque-là, elle ne parvient pas à mettre fin aux exactions de ce mouvement terroriste, affilié à Daesh.
Cette attaque meurtrière intervient néanmoins après des mois d’accalmie dans cette région de l’Ituri qui jouxte la frontière ougandaise. La dernière attaque d’ampleur a été menée par des ADF remontant au mois de février, et avait fait 23 morts dans le territoire de Mambasa.
La Rédaction

