Au moins 1.776 déplacés ayant fui les atrocités de la milice de la Coopérative pour le Développement du Congo (Codeco) à Djugu en Ituri, dans l’est de la RDC, n’ont pas d’accès aux soins médicaux, a confié une source locale à Sahutiafrica dimanche 1er mai.
Selon la même source, cette situation s’observe depuis le départ de Médecins Sans Frontières (MSF) en décembre dernier. C’était après que deux membres de son staff ont été blessés par balle entre Kobu et Bambu toujours en Ituri.
« Après MSF, il y a une souffrance extraordinaire. Notre région est occupée par des déplacés. 60% d’habitants sont des déplacés qui souffrent de manque des soins médicaux et de la malnutrition. Parmi les 10 180 déplacés, il y a 1 776 qui souffrent », a déclaré Dino Gédéon, président de la société civile locale.
Il plaide pour « une assistance urgente en médicaments de la part du gouvernement congolais et ses partenaires ».
Les attaques contre les structures médicales et le personnel de santé ne sont pas rares dans l’Est de la RDC. En juin dernier, l’hôpital général de Boga, toujours en Ituri, a été incendié. Tenu par l’Eglise anglicane, ce complexe hospitalier est le plus important de la région. Avant son incendie, la structure sanitaire venait d’être réhabilitée et équipée par l’organisation suisse Médecins sans frontières (MSF).
Depuis Goma, Reagan Kimbale

