Alors qu’il séjourne à Windhoek pour participer à la cérémonie d’investiture de Netumbo Ndemupelila Nandi-Ndaitwah, nouvelle présidente élue, le président Tshisekedi est de nouveau revenu sur le refus des rebelles du M23 de venir à la table de négociations à Luanda.
Pour lui, le M23 est un mouvement terroriste. « Ils veulent plus détruire que construire. La paix est nécessaire pour construire l’Afrique », a déclaré le chef de l’Etat congolais.
Quelques jours plus tôt, il a évoqué ce rendez-vous manqué de Luanda, où les rebelles ont annulé leur participation, dénonçant les sanctions de l’Union européenne (UE) contre plusieurs de leurs responsables. Dans une interview avec le média français Figaro, Félix Tshisekedi a affirmé que « les rebelles du M23 sont hostiles à la paix et motivés par une soif d’enrichissement personnel ».
« Ce refus du M23 confirme aux yeux de l’opinion publique tant nationale qu’internationale que ces violents activistes sont des pantins qui attendent de recevoir des ordres pour agir », a dit le président Tshisekedi, qui a rencontré son homologue rwandais Paul Kagame. Ce tête-à-tête a surpris plus d’un. En fait, les deux hommes sont en brouille et se sont lancés, ces derniers mois, à une escalade verbale lors de leur prise de parole.
Entre-temps, les rebelles du M23-AFC continuent de gagner du terrain dans l’est de la RDC. Jeudi, ils ont pris le contrôle de Walikale-centre, situé à près de 400 km de la ville de Kisangani.
La Rédaction

