En RDC, où le climat politique ne cesse de se crisper sur fond de crise sécuritaire dans l’est de la RDC, le tandem Cenco-Ecc est à la manœuvre pour un dialogue national inclusif.
Selon nos confrères d’Actualité.cd, les évêques catholiques et les pasteurs protestants attendent d’être reçus par le président Tshisekedi pour lui présenter les conclusions de leurs consultations. Objectif affiché : lancer les travaux préparatoires du dialogue interne dès le mois de juin qui se profile.
Depuis janvier, le couple Cenco-Ecc mène des consultations pour obtenir un Pacte social pour la paix et le vivre-ensemble. Si l’initiative a des échos favorables au sein de l’opposition, le camp présidentiel traîne encore le pas. Elle ne semble pas faire l’unanimité, même si les chefs religieux ont rencontré les différents acteurs qui mènent les pourparlers entre Kinshasa et Kigali, mais aussi entre le gouvernement et les rebelles du M23.
De dimanche à mardi, la délégation Cenco-Ecc a séjourné dans la capitale togolaise, Lomé, où elle a rencontré le président Faure Gnassingbé, médiateur désigné de l’Union africaine dans la crise congolaise. Et puis, elle a échangé avec Robert Dussey, chef de la diplomatie togolaise, et l’ancien nigérian Olusegun Obasanjo, un des cinq facilitateurs de l’UA. Au menu d’échanges : l’harmonisation des processus de médiations internes, régionaux et internationaux ainsi que la structuration même de la médiation.
A Lomé, le tandem Cenco-Ecc a, lors des échanges, décrit le rôle que les chefs religieux peuvent jouer pour l’organisation d’un dialogue en RDC avec l’Union africaine comme garant.
Bien avant ces rencontres, Olusegun Obasanjo a multiplié les discrètes rencontres avec différents acteurs politiques pour pousser son projet de dialogue « intercongolais ». Il a rencontré notamment le président Tshisekedi, Joseph Kabila et Moïse Katumbi, deux figures voyantes de l’opposition congolaise.
La Rédaction

