Jeudi 10 mars, au moins deux personnes ont été tuées dans une nouvelle manifestation contre le putsch à Khartoum, capitale soudanaise. C’est ce qu’ont rapporté des médecins pro-démocratie.
Pourtant, les représentants des Nations unies et de l’Union africaine (UA) estiment que le Soudan est en grand depuis le putsch. « Les deux diplomates ont appelé les civils à s’unir car sans cela, ils vont abandonner l’avenir du pays aux militaires », ont-ils prévenu.
Entre-temps, les représentants politiques de civils se retrouvent dans une impasse. La rue les exhorte à ne plus dialoguer avec des généraux, qui ont emprisonné le 25 octobre la plupart de leurs partenaires, tandis que l’Onu les presse de s’asseoir à la même table que l’armée.
Au Soudan, les forces de sécurité tirent à balles réelles, en dépit des appels répétés à la retenue venue de l’Occident. Ce dernier a suspendu son aide jusqu’à un retour à la transition qui devait mener le pays à la démocratie après 30 années de dictature militaro-islamiste.
Le putsch mené le général Abdel Fattah al-Burhan le 25 octobre dernier a exacerbé violences et crise économique, des milliers des manifestants ne cessent de défiler sur les rues de Khartoum. Selon un syndicat de médecins pro-démocratie, quatre-vingt-sept manifestants ont été tués dans la répression et plus de 2.000 autres blessés.
Mervedie Mikanu

