Ce vendredi 23 mai, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a exhorté les belligérants au Soudan du Sud à s’éloigner du bord du gouffre et à éviter le pire en arrêtant les combats.
Volker Turk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme indique que l’escalade des hostilités au Soudan du Sud laisse présager un risque réel d’aggraver encore la situation déjà désastreuse des droits de l’homme et de la situation humanitaire, et de compromettre le fragile processus de paix du pays. Pour lui, toutes les parties doivent de toute urgence s’éloigner du bord du gouffre.
Au Soudan du Sud, les combats se sont intensifiés depuis le 3 mai. Le HCDH citant des informations faisant état de bombardements aériens indiscriminés et d’offensives fluviales et terrestres menées par les Forces de défense du peuple du Soudan du Sud (SSPDF) contre les positions de l’Armée populaire de libération du Soudan (SPLA-IO) dans certaines parties de Fangak. C’est dans l’État de Jonglei, et dans le comté de Tonga, dans le Haut-Nil.
D’après l’agence onusienne, au moins 75 civils ont été tués et 78 autres blessés lors des combats, qui ont forcé des milliers de personnes à quitter leur foyer. Ces personnes ont péri entre le 3 et le 20 mai. Pour l’heure, des zones peuplées de civils ont été ciblées. Il s’agit notamment un centre médical géré par Médecins sans frontières (MSF).
Josaphat Mayi

