Au Soudan, plus de 300 civils ont été tués dans des combats entre vendredi et samedi autour des camps de déplacés de Zamzam, d’Abu Shouk et de la ville d’El Fasher au Darfour Nord, selon les Nations Unies.
L’Onu affirme que ces chiffres préliminaires proviennent de sources locales. Elle indique qu’au moins dix membres du personnel humanitaire de Relief International ont été tués. Selon le porte-parole de l’Onu, ils géraient l’un des derniers centres de santé fonctionnels du camp de Zamzam.
Le conflit qui déchire le pays a fait des dizaines de milliers de morts, déraciné plus de 12 millions d’habitants et provoqué une catastrophe humanitaire. Dans l’État du Nord-Nord, vingt-cinq civils, dont des femmes et des enfants, ont péri dans une attaque des Forces paramilitaires de soutien rapide (FSR) contre un camp de déplacés dans l’Etat du Nord-Nord au Soudan le week-end.
Des membres d’un comité local de résistance rapportent que l’attaque s’est accompagnée de bombardements et de tris intenses. Ces tirs ont visé le camp de déplacés de Zamzam depuis le sud et l’est. Le camp de Zamzam est le premier où l’état de famine a été déclaré au Soudan.
Depuis le début de la guerre en avril 2023 entre l’armée et les FSR, ce camp peuplé de Zamzam souffre. Après avoir perdu le contrôle de la capitale Khartoum en mars, les paramilitaires redoublent d’efforts pour achever la conquête du Darfour.
Josaphat Mayi

