Alors que le Soudan est toujours déchiré par une guerre sanglante, les Forces paramilitaires de soutien de rapide (FSR) ont mené leur première attaque sur Port-Soudan, devenu siège du gouvernement.
Dimanche, le général Nabil Abdoullah, porte-parole de l’armée, a confié que les hommes du général Hemedti ont ciblé « la base aérienne d’Osman Digna avec des drones explosifs, un entrepôt de marchandises et certaines installations civiles ». Des images, publiées par l’AFP, montrent de la fumée s’élevant du secteur de l’aéroport.
Si le général Abdoullah ne signale que des dégâts limités dans cette ville située sur la mer Rouge, des images, publiées par l’AFP, montrent de la fumée s’élevant du secteur de l’aéroport. L’Autorité de l’aviation civile a annoncé la reprise des vols vers et depuis Port-Soudan après avoir été suspendus.
En fait, le Port-Soudan est situé à quelques 650 kilomètres des plus proches positions connues des FSR, en périphérie de Khartoum. L’armée s’était repliée dans cette ville au début de la guerre. Depuis, elle abrite le siège du gouvernement, des agences de l’ONU ainsi que des centaines de milliers de déplacés.
Fin mars, l’armée a revendiqué la reprise de Khartoum. Elle contrôle le centre, l’est et le nord du Soudan. Toutefois, les FSR maintiennent leur position dans le Darfour et certaines parties du sud.
Le camp du général Hemedti est privé d’aviation, mais il s’appuie sur des drones. Mais le gouvernement accuse les Emirats arabes unis de leur fournir. Si Abou Dhabi nie toute implication, un rapport d’experts onusiens le confirme.
Le Soudan sombre dans le chaos depuis le début de ce conflit en avril 2023. Selon l’ONU, les combats ont fait des dizaines de milliers de morts, déracinés 13 millions d’habitants et plongé certaines régions dans la famine, provoquant « la pire catastrophe humanitaire au monde ».
La Rédaction

