Au moins trois civils ont été tués et 89 autres, dont des policiers, ont été blessés lors des manifestations dans la région séparatiste du Somaliland. C’est ce qu’ont rapporté les sources locales jeudi 11 août.
Des centaines de personnes sont descendues dans les rues de la capitale Hargeisa, mais aussi dans les villes de Burao et Erigavo après l’échec des négociations entre le gouvernement et les partis d’opposition.
Les manifestants portaient des pancartes pour le maintien des élections au 13 novembre et scandaient des slogans anti-gouvernementaux.
« La paix ne peut régner au Somaliland qu’avec des élections libres et équitables, que ceux qui défendent la démocratie l’emportent », a déclaré devant la foule Abdirahman Mohamed Abdullahi, chef du principal parti d’opposition, Waddani. Il accuse le gouvernement d’avoir fait usage de la force contre les manifestants, faisant six morts et plus d’une centaine de blessés.
En juin dernier, des dirigeants de l’opposition ont accusé la police d’avoir tiré des gaz lacrymogènes et des balles réelles pour disperser une manifestation antigouvernementale à Hargeisa, avec les mêmes revendications.
Ancienne colonie britannique, le Somaliland a déclaré son indépendance de la Somalie en 1991, un acte non reconnu par la communauté internationale qui a laissé cette région de 4,5 millions d’habitants pauvre et isolée.
Le Somaliland est cependant resté un îlot de stabilité, en comparaison avec la Somalie, ravagée par des décennies de violence politique et une insurrection islamiste meurtrière.
Ali Maliki

