Alors qu’une nouvelle attaque des djihadistes contre l’armée a endeuillé le Burkina Faso, 51 soldats tués, le capitaine Ibrahim Traoré, 34 ans, affirme que sa détermination à combattre les djihadistes reste « intacte ».
Il parle d’une attaque de grande ampleur dans le Sahel burkinabè. Le capitaine Ibrahim Traoré reconnaît que la lutte contre la montée de la menace djihadiste qui ronge le Burkina Faso est « âpre ».
Pour lui, il s’agit aussi « d’un combat parsemé d’embûches ». « Mais notre sursaut patriotique et notre détermination restent intacts jusqu’à la victoire finale contre les groupes jihadistes », a déclaré le chef de la junte au pouvoir à Ouagadougou.
Le 30 septembre 2022. Ce jour-là, lorsque le capitaine Ibrahim Traoré renverse le colonel Paul-Henri Damiba Sandaogo, lui-même aussi putschiste, s’est donné pour objectif de « reconquérir » les quelques 40% du territoire burkinabè qui échappe à l’État. Mais les attaques djihadistes ne font qu’augmenter et sont meurtrières.
Voisin du Mali et du Niger, le Burkina Faso, théâtre de deux putschs en l’espace de huit, est en proie à des attaques de groupes djihadistes, affiliés à Al-Qaïda et à Daesh. Selon des ONG, les violences ont fait plus de 10.000 morts, civils et militaires, et quelque deux millions de déplacés.
Trésor Mutombo

