En RDC, les milliers de finalistes de l’enseignement peuvent enfin souffler. Après quatre jours d’intenses épreuves, l’édition 2025 de l’Examen d’État (Exetat) a tiré sa révérence ce jeudi 31 juillet à Kinshasa, capitale congolaise marquant la fin d’une étape cruciale dans le parcours scolaire des jeunes congolais. Reportage.
Kinshasa, capitale congolaise. Commune de selembao. École Groupe Scolaire le Palmier. Il est 11 heures passées de 53 minutes. Les finalistes du secondaire célèbrent la fin des Épreuves dans une ambiance de fête. La joie remplace le stress. Les candidats tournent la page sur les épreuves avec un sentiment d’Euphorie. Visages souriants, chants, cris, danses, musique, selfies… La clôture des épreuves de l’Examen d’État à Kinshasa est sous le signe de la bonne humeur.
Un soulagement pour les finalistes…

À Kinshasa, cette ultime journée est caractérisée par un sentiment de soulagement et de fête. Aux abords des centres d’examen de la capitale, des scènes de liesse sont observées. Dès la sortie des salles, les cris de joie, les chants et les embrassades remplacent la concentration et le stress des jours précédents. Les finalistes, libérés du poids des épreuves, expriment leur satisfaction et leur espoir quant à la réussite de leurs examens.
« Les Examens sont très bien passés dans l’ensemble. Nous avons étudié et répondu aux questions. Pour moi, je suis très rassurée que j’aurai mon diplôme cette année », glisse Mafuala Patricia, élève de la 4 ème année humanité pédagogique du Groupe Scolaire le Palmier âgée de 17 ans révolue.
Après quatre jours des épreuves. Le sentiment de sérénité est palpable chez les élèves. Tout souriant, garçons et filles sont soulagés. « Je suis très satisfait de la manière dont les examens se sont déroulés. Dans l’ensemble, je remercie nos professeurs et mes collègues. Je suis vraiment très satisfait. Nous avons été très bien accueillis au centre de l’examen. Nous avons bien travaillé. Si je regarde la façon dont j’ai travaillé, je compte sur moi que je serai à l’université l’année prochaine », croît Matondo Mandiangu Dieumerci, finaliste de la section sciences.
La couleur orange, symbole de la rupture avec les études humanitaires…

Lors du dernier jour de l’examen d’État pour chaque édition, les candidats finalistes célèbrent dans les rues à la fin de ces épreuves. Souvent avec les uniformes accompagnés de T-shirt, chaussettes, ketch ou encore des tricots de la couleur orange. En fait, pour les candidats finalistes du secondaire porté cette couleur à la fin de l’Exetat est synonyme d’un divorce avec la tenue de l’école : bleu-blanc. « Nous portons la couleur orange généralement à la fin des épreuves de l’examen d’État. Nous la portons au quatrième jour. Cela signifie une séparation avec les études. Raison pour la quelle, j’ai porté ce T-shirt orange. », confie Bukaka Lukeni Déborah d’une vingtaine d’années révolue, vêtue en uniforme et T-shirt orange.
Pour l’heure, les regards se tournent vers la prochaine étape. Il s’agit de l’attente des résultats. Jusque-là la tension redescend pour les élèves. Mais elle s’intensifie pour les parents et les familles, qui espèrent voir leurs enfants franchir avec succès cette étape charnière. Les finalistes, quant à eux, vont profiter d’un repos bien mérité, avant de s’engager dans la phase cruciale de l’orientation universitaire. « Je demande à Dieu d’avoir 58 % seulement. J’en ai vraiment besoin. Je suis confiante et certaine que j’aurai mon diplôme cette année.» poursuit Bukaka Lukeni Déborah.

Pourtant, Grâce Lusa de la section sciences, elle croît en Dieu pour avoir son diplôme de baccalauréat. Toutefois, elle affirme son désir de briller lors de la publication des résultats. « Le saint esprit était avec moi dans la salle de l’examen. Même dans le moment où j’étais frustré et stressé, je me suis seulement dit » Grâce » du calme. J’ai affronté les épreuves tout en restant confiante. C’est ça mon maitre-mot quand j’ai des soucis. Je pense être au top lors de la publication des résultats.
En RDC, le rideau est tombé sur l’Exetat 2025. Pour les candidats finalistes une nouvelle page s’ouvre. Ces jeunes congolais s’apprêtent à entamer une nouvelle étape de leurde leur vie, pleine de promesses et d’opportunités. Leurs espoirs et leurs rêves sont désormais entre les mains des correcteurs, qui auront la lourde tâche d’évaluer les efforts de toute une année de travail.
À Kinshasa, l’ atmosphère positive est au rendez-vous à la fin des épreuves de l’Éxetat 2025. Avec l’anticipation, des élèves, ont bénéficié de plusieurs mois de révision. Pourtant, la mobilisation des services de sécurité et des équipes de supervision a garanti le bon déroulement des épreuves, prévenant ainsi toute tentative de tricherie ou de perturbation. Une grande satisfaction aussi pour les finalistes du secondaire.
« Je dis un grand merci à Dieu Tout Puissant qui nous a assisté du début jusqu’à la fin. Je remercie également notre école Groupe Scolaire le Palmier et notre promoteur Déo Lutelamo Ndongala pour ces conseils. En bref tout s’est bien passé et je pense maintenant à avoir 69 % lors de la publication des résultats.», nuance Grâce Lusakueno au micro de Sahutiafrica.
Cette année, à Kinshasa, capitale congolaise, un total de 321 centres ont été installés. Au moins 173215 élèves ont pris part, dont 80052 filles et 84163 garçons, selon Raïssa Malu, ministre congolais de l’Education nationale.
Josaphat Mayi

