Près de 75% des effectifs de la force Barkhane et Takuba, unité de lutte contre la menace dans le Sahel, ont quitté le Mali pour le Niger le 19 mars, selon l’état-major des armées françaises citées par Laurent Michon, commandement de la force Barkhane, dans un tweet lundi 28 mars. Ce redéploiement devra être effectif après une approbation du parlement nigérien.
Le week-end, le colonel Hervé Pierre, chargé de coordonner le retrait de Barkhane du Mali, avait déclaré à RFI que « Barkhane attend un vote positif des députés en faveur de l’accord de coopération militaire qui sera soumis à leur appréciation ».
« Une fois qu’une décision sera prise, nous entrerons dans un dialogue étroit avec l’état-major nigérien pour savoir exactement comment le décrire. », avait-il confié, tout en déclarant que l’opération de retrait du Mali est une « manœuvre logistique et opérationnelle, bien sûr. Et c’est une manœuvre, évidemment, extrêmement complexe ».
« Avec l’accord des autorités nigériennes, des éléments européens seront repositionnés aux côtés des forces nigériennes dans la région frontalière du Mali », avait affirmé Emmanuel Macron, président français.
Depuis quelques jours la force française annonce des opérations à la frontière nigéro-malienne où elle devrait être redéployée. Le 24 mars dernier, Barkhane a indiqué avoir identifié et neutralisé un groupe armé terroriste appartenant à l’EIGS, tuant une quinzaine de ses combattants. Tout récemment, un haut gradé de Barkhane a déclaré que des femmes ont été à la frontière du Mali et du Niger au cours desquelles, « une quinzaine de Groupes armés terroristes ont été neutralisés ».
Le redéploiement de la force française Barkhane au Niger a été annoncé en février dernier par le président Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse à Paris. Il intervient à la suite de la crise entre Paris et Bamako, où en janvier dernier, les autorités maliennes avaient décidé d’exclure l’ambassadeur français à Bamako, à cause des propos jugés virulents de Jean-Yves Le Drian, chef de la diplomatie française, à l’égard du Mali et ses nouveaux partenaires russes.
Dinho Kazadi

