Près de sept militaires et quatre supplétifs tués. Neuf autres blessés. Tel est le bilan de deux embuscades tendues par des terroristes dans le nord et centre-nord du Burkina Faso, a annoncé l’armée burkinabé dans un communiqué ce vendredi 6 mai.
Selon cette source, les neuf blessés ont été évacués et pris en charge. L’armée rapporte que « la première embuscade a eu lieu près de la ville de Sollé, et a causé la mort de deux militaires et quatre VDP des Volontaires pour la défense de la patrie (supplétifs de l’armée) ».
« La seconde a pris à partir des éléments de l’Unité spéciale d’intervention de la gendarmerie nationale (USIGN) à Ouanobé, tuant ainsi que cinq gendarme », a détaillé le communiqué de l’état-major de l’armée.
Malgré cette perte dans ses rangs, l’armée assure avoir neutralisé une vingtaine de terroristes au cours des opérations. Et avoir détruit et récupéré de l’armement, des munitions, des moyens roulants et de communication.
Le colonel Paul-Henri, chef de la junte militaire, a fait de la lutte contre la montée de la menace djihadiste une de ses priorités. Mais après une relative accalmie les semaines qui ont suivi l’éviction du président Christian Kaboré, le Burkina Faso connait une recrudescence d’attaques djihadistes.
Au moins quinze personnes, dont neuf militaires ont été abattus lors une attaque contre deux détachements militaires dans le nord du pays le 24 avril dernier.
Frontalier du Mali et du Niger, le Burkina Faso est sous menace d’attaques des djihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’Etat islamique depuis 2015. Des incursions perpétrées par des terroristes ont fait plus des milliers de morts. Et plus d’un million de déplacés.
Mervedie Mikanu

