Mercredi 18 mai, la nouvelle représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, Valentine Rugwabiza, a demandé un réajustement de la Minusca pour protéger les civils, victimes d’exactions de toutes les parties du conflit dans le pays. La Minusca observe aussi des exactions de toutes les parties du conflit.
« J’ai tenu à demander un réajustement du concept de notre force. L’essentiel est d’adopter une posture proactive et préventive d’exactions sur les populations civiles sur la base d’informations fiables », a déclaré Mme Rugwabiza à la presse.
La nouvelle représentante met également l’accent sur la situation humanitaire préoccupante. « Le plan de réponse humanitaire de 2022 estimé à 461 millions Usd a plus que jamais besoin d’être financé, car seuls 22% des fonds nécessaires ont été mis à disposition à ce jour », a-t-elle ajouté.
Depuis 2014, la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a été déployée pour tenter de mettre fin à la sanglante guerre civile déclenchée en 2013 après un coup d’Etat contre le président François Bozizé. Elle dispose d’environ 14.000 Casques bleus chargés en priorité de protéger les civils.
Fin 2020, le président Faustin Archange Touadéra a toutefois appelé Moscou à la rescousse de son armée faible et démunie pour repousser une offensive rebelle qui menaçait Bangui et son régime.
Depuis début 2021, les forces centrafricaines et leurs alliés russes ont refoulé les rebelles d’une grande partie des territoires et villes qu’ils contrôlaient, sans toutefois pouvoir y réinstaller partout et durablement la présence et l’autorité de l’Etat.
AFP/Sahutiafrica

