L’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) est impliquée dans l’attaque contre une base militaire et une usine de coton dans la ville de Bossangoa, située au nord-ouest de la Centrafrique. C’est ce qu’a révélé Alexandre Ivanov, directeur général de la Communauté des officiers pour la sécurité internationale (COSI) mardi 29 novembre.
Pour le chef des instructeurs russes, une piste otanienne a été découverte dans cette attaque. « L’attaque n’a pas fait de victimes, mais les autorités centrafricaines sont préoccupées étant donné l’utilisation de détonateurs M904 employés par l’Otan avec des traces d’inscriptions visibles en anglais. C’est un nouvel exemple de transfert d’armes occidentales aux terroristes par leurs soutiens », a-t-il dit à Sputnik.
Il souligne que cette attaque est une nouvelle tactique des terroristes visant l’infrastructure civile afin de causer un préjudice économique en Centrafrique.
« Nous ne savons pas encore quelles nouvelles attaques ils préparent, mais nous renforçons la sécurité. La Centrafrique va bientôt fêter la Journée de la république et tout porte à croire que l’attaque terroriste a eu lieu en prévision de cette fête. De concert avec les forces de sécurité centrafricaines nous ferons tout pour qu’elle se déroule sans accidents », a-t-il ajouté.
En décembre 2020, le gouvernement de Faustin Archange Touadéra a appelé la Russie à la rescousse quand les rebelles progressaient rapidement en direction de la capitale Bangui. Moscou a envoyé ses instructeurs pour travailler avec les forces armées centrafricaines et cela a contribué à la reprise de plusieurs villes aux rebelles qui faisaient la loi dans le pays.
Selon l’ONU et les pays occidentaux, il s’agit de la société militaire privée russe Wagner. Ils accusent les militaires centrafricains et Wagner de commettre des crimes contre les civils.
Ali Maliki

