En RDC, la table ronde autour de l’état de siège, initiée par le gouvernement, s’est clôturée ce mercredi 16 août en présence de Jean-Michel Sama Lukonde, Premier ministre congolais.
Les participants à ces assises, acteurs socio-politiques de provinces concernés, à peinent à trouver un consensus. Les avis restent partagés. Le débat déchaîne les passions. Certains veulent maintien de l’état de siège. Ils justifient leur position par le fait que la présence de militaires sécurise la population. Pour eux, si on lève cette mesure, les populations risquent d’être exposés.
D’autres participants veulent la levée de l’état de siège. Même s’ils refusent de se prononcer. Dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, un groupe de participants à cette table ronde exige la fin de l’état de siège. « L’état de siège est un échec. Il faut lever l’état de siège », ont-ils scandé pendant les travaux.
Pour Julien Paluku, ancien gouverneur du Nord-Kivu devenu ministre de l’Industrie, le concept d’état de siège en lui-même n’est pas une panacée pour résoudre une crise, mais plutôt le contenu qu’on lui donne.
« Ce que les animateurs en font qui déterminent les résultats à atteindre. Le Président de la République a clairement donné le contenu à l’état de siège. Malheureusement, ceux qui en ont défini les actions opérationnelles ont tardé à répondre au souci du Président de la République et aux attentes du peuple », a-t-il déclaré.
A l’ouverture de la table ronde sur l’état de siège, le président Tshisekedi a appelé les participants à « une réflexion approfondie de sa gouvernance actuelle », mais aussi à évaluer « de préserver les acquis générés par cette mesure exceptionnelle ». « Ce régime n’a pas vocation à s’éterniser », avait déclaré le président congolais. Même s’il affirme que l’état de siège demeure le cadre approprié et compatible avec la nature des opérations déployées sur le terrain.
En mai 2021, l’instauration de l’état de siège était l’une de première décision du gouvernement Sama I. Cette mesure vise à endiguer l’insécurité dans l’est de la RDC, où des groupes armés sèment terreur et désolation. Plus de deux ans après, l’état siège est qualifié d’échec par la société civile locale.
La Rédaction

