Au moins deux supplétifs civils burkinabés ont été arrêtés dans le nord de la Côte d’Ivoire, a annoncé de sources sécuritaires vendredi 29 mars.
La source sécuritaire au Burkina Faso indique que ces deux VDP se sont rendus au marché de Dantou, dans le nord de la Côte d’Ivoire. C’était pour faire des achats, munis de leur tenue et armement, avant qu’ils soient interpellés.
Mais une source sécuritaire en Côte d’Ivoire affirme que c’était un soldat et un Volontaire pour la défense de la patrie (VDP, supplétif civil de l’armée burkinabè). Cette source renseigne qu’ils ont été interrogés à Bouna, dans le nord-est vendredi à midi.
Alors qu’il y a eu des incidents, des tirs entre l’armée ivoirienne et des éléments du BIR, qui n’ont pas fait de victimes, le bataillon d’intervention rapide (BIR) dont les deux VDP sont membres est allé demander leur libération.
Selon la même source, le 24 mars dernier, des gendarmes ivoiriens ont été interpellés en territoire burkinabè. Ils ont été libérés sans problème après vérification.
Cette arrestation est un nouvel épisode de tension entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Les deux pays ont mené des négociations sur la délimitation des quelque 600 km de frontière qui les séparent.
Le 19 septembre, deux gendarmes ivoiriens ont été interpellés sur le territoire burkinabè. Ils se trouvaient sur un site d’orpaillage clandestin. En fin d’année, des négociations ont été toujours en cours pour leur libération.
Pourtant, en mars 2023, trois autres policiers ivoiriens ont été interpellés au Burkina Faso, avant d’être rapidement libérés. Si le Burkina Faso a décidé en novembre de l’année dernière de rapatrier quatorze stagiaires militaires en formation en Côte d’Ivoire, cette situation pourrait expliquer ces différentes arrestations à la frontière des deux pays.
Josaphat Mayi

