Au moins 183 personnes ont été tuées dans les affrontements dans l’Etat éthiopien de l’Amhara, en proie à la violence depuis avril, ont annoncé les Nations unies ce mardi 29 juillet.
« Dans la région de l’Amhara, à la suite d’une recrudescence des affrontements entre l’armée éthiopienne et la milice régionale Fano, et de la déclaration de l’état d’urgence le 4 août, la situation s’est considérablement aggravée », a déclaré à la presse, Marta Hurtado, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH).
Mme Hurtado se dit préoccupée par la détérioration de la situation des droits de l’homme dans certaines régions d’Ethiopie. Elle s’inquiète du fait l’état d’urgence décrété le 4 août, procurait de larges pouvoirs aux autorités.
« Il leur permet notamment d’arrêter des suspects sans décision de justice, d’imposer des couvre-feux et d’interdire des rassemblements publics. Au moins 1.000 personnes ont été arrêtées dans toute l’Éthiopie en vertu de cette loi », a-t-elle affirmé.
Deuxième État le plus peuplé d’Éthiopie, Amhara est le théâtre de violents affrontements armés depuis avril, déclenchées par la volonté du gouvernement fédéral de démanteler les forces spéciales, propres à cette région. Les nationalistes amhara estiment que le gouvernement veut affaiblir leur région, qui ont été cruciales dans le conflit au Tigré.
Dinho Kazadi

