Près de trente-neuf personnes sont mortes suite à des roquettes tombées sur leurs maisons lors de combats entre l’armée et les Forces paramilitaires de soutien rapide (FSR) dans le Darfour, région située dans l’ouest du Soudan, selon une source médicale et des témoins.
« Cinq familles entières ont été tuées en une journée et d’autres ont perdu trois ou quatre de leurs membres », a déclaré Gouja Ahmed, militant des droits humains, cité par l’AFP.
Tout accès y est toutefois impossible, notamment pour les humanitaires qui tirent la sonnette d’alarme alors que, selon l’Université américaine de Yale, 27 localités de cette vaste région ont été réduites en cendres.
Ce conflit meurtrier et sanglant, près de 5.000 morts d’après l’ONG Acled, a éclaté le 15 avril dernier. Les deux camps ont plusieurs fois fait les sourds aux appels à un cessez-le-feu. Tout comme les négociations sous l’égide de Washington et Ryad semblent avoir échoué.
Depuis, les belligérants se reprochent mutuellement d’avoir déclenché cette guerre après des semaines de tensions sur l’intégration de leurs troupes en une seule force dans le cadre d’une transition vers la démocratie.
Raymond Nsimba

